Imprimer

L'astronomie au féminin

Conférence   ||   27 mars   ||   de 18h15   ||   20h   ||   au Centre culturel Lucet Langenier.


Yael Naze
Conférencière :

Yaël Nazé :

Chercheure qualifiée FNRS, Groupe d’Astrophysique des Hautes Energies, Université de Liège.
Outre l'étude d'étoiles particulières, je tente de partager ma passion du ciel par le biais d'animations, de conférences, d'articles, mais aussi de livres.
Mes recherches concernent les étoiles massives, c'est-à-dire des étoiles ayant plusieurs dizaines de fois la masse du Soleil. Bien que rares, ce sont de véritables reines qui sont les sources principales d'énergie mécanique, de lumière ionisante, et d'éléments chimiques dans les galaxies. Elles sculptent ces galaxies au gré de leurs vents et échauffent le gaz qui forme alors de superbes nébuleuses.
Outre l'étude de ces étoiles particulières, je tente aussi de partager ma passion du ciel par le biais d'animations, de conférences (une vingtaine par an), d'articles de vulgarisation... mais aussi de livres (5 parus, dont « L'astronomie des Anciens » - les deux premiers ont été plusieurs fois primés en France et en Belgique).(Futura sciences) 
Plus d'infos ici

Conférence


L'astromonie au féminin

Qui a découvert un nombre record de comètes et d'astéroides ? Une femme. Qui a permis de comprendre comment est organisée la population des étoiles ? Une femme. Qui a découvert la loi permettant d'arpenter l'Univers, a trouvé des phares dans l'espace, a compris le fonctionnement des forges stellaires et a bouleversé notre vision de l'Univers ? Encore et toujours une femme... Pourtant, quand on doit citer un astronome « historique » au hasard, on pense le plus souvent à des hommes : Ptolémée, Galilée, Copernic ou, plus près de nous par exemple, Hubble. Certes, au cours des siècles, les femmes n'ont guère eu accès aux sciences en général et à l'astronomie en particulier mais ce n'est pas une raison pour croire en l'absence totale de contributions de leur part ! Loin de toute forme de féminisme enragé, on suivra le parcours, parfois humoristique, de quelques scientifiques importantes qui ont par hasard en commun une même particularité : leur sexe. Et bien sûr, on parlera également de leurs découvertes, qui concernent toutes de grands thèmes de l'astrophysique contemporaine (matière sombre, pulsars, etc).

le livre : est construit suivant la trame thématique des grandes découvertes, chaque domaine donnant lieu à une description des phénomènes astronomiques concernés et à un récit où l'on retrouve les grandes figures féminines de l'astronomie.


Texte repris sur le site des amis de l'université

Imprimer

Doit-on, au titre de la repentance, jeter à la voirie les cendres de Napoléon ?

Conférence   ||   10 avril   ||   de 18h15   ||   20h   ||   au Centre culturel Lucet Langenier.


napoleon
Conférencier :

Claude Wanquet :


Professeur des universités à la retraite, né le 28 novembre 1937 à Rosendaëel (Nord). Fils de Nestor Wanquet et d’Hélène née Sergent. Marié à Eileen née Williams. 4 enfants (Valérie, Stéphane, Claire, Anne). Baccalauréat série philosophie au lycée de Tourcoing (Nord). Docteur ès Lettres. Thèse d’Etat “Histoire d’une Révolution-La Réunion 1789-1803”  Professeur certifié à Cluses (Haute-Savoie) (1961- 1963).

Il arrive à la Réunion comme Volontaire de l’aide technique (VAT), Professeur certifié puis Agrégé d’Histoire aux lycées Leconte de Lisle et Juliette Dodu à Saint-Denis, (1963-1965). Assistant (1966-1971), maître assistant (1971-1975), chargé d’Enseignement de 1975 à 1979, puis professeur depuis 1980 au Centre universitaire devenu université de la Réunion. Directeur de l’UFR Lettres (1978-1981), vice-président de l’Université (1979- 1982). Délégué régional à la recherche et à la technologie (1982-1988). Directeur de l’Institut universitaire de formation des maîtres (1990-1996), directeur honoraire. Il a consacré de nombreux articles et travaux aux pays de l’océan Indien occidental, surtout aux Mascareignes, à l’époque moderne.

Livres : Economies et sociétés de plantation à la Réunion (1989). Histoire d’une Révolution-La Réunion 1789-1803. La France et la première abolition de l’esclavage 1794-1802 (1998). Les premiers députés de la Réunion à l’Assemblée Nationale - Quatre insulaires en Révolution, 1790-1798 (2000). Le Cabinet de Curiosités (2001). Publications : Actes divers concernant l’histoire des Mascareignes et des Seychelles ♥ Membre de l’Académie de la Réunion. Président de l’AHIOI, Association 746 Historique Internationale de l’océan Indien. Membre du CRESOI, Centre de Recherches sur les Sociétés de l’océan Indien.
Décorations

Commandeur des Palmes Académiques. Chevalier dans l’Ordre national du Mérite.

(Source : Jérôme l’archiviste - Extrait de l’ouvrage Célébrités de la Réunion paru en 2009, basé sur plus de 50 000 documents et archives retraçant quarante années de la vie réunionnaise.)

Conférence


 Doit-on, au titre de la repentance, jeter à la voirie les cendres de Napoléon ?

Les événements récemment survenus à Charlottesville ont jeté une lumière brutale sur les problèmes liés au thème de la repentance. À leur origine, il y eut le désir de militants abolitionnistes de jeter à bas la statue équestre de Robert Lee qui, en tant que général en chef de l'armée confédérée, avait été, à leurs yeux, le premier défenseur du maintien de l'esclavage et des horreurs qu'il sous-entend.

Dans un ordre d'esprit voisin, en France, d'autres militants anti-esclavagistes ont obtenu qu'on débaptisât certaines rues et réclament aujourd'hui qu'il en soit de même pour tous les établissements scolaires portant le nom de Colbert, tenu pour responsable du Code Noir.

Mais ne peut-on imaginer d'aller plus loin ? La loi Taubira ayant déclaré l'esclavage « crime contre l'humanité », ce qu'a très justement rappelé le Président Macron à propos des pratiques esclavagistes existant encore actuellement en Afrique, ne conviendrait-il pas, non seulement au nom de la loi mais aussi au nom de la simple logique, de jeter à la voirie les restes posthumes de celui qui, en 1802, puis dans les années suivantes, a rétabli ou tenté de rétablir dans les colonies françaises l'esclavage solennellement aboli sur tout le territoire français par la loi du 16 pluviôse an ll (4 février 1794), à savoir Napoléon Bonaparte ?

La conférence, avant de répondre à cette redoutable question, s'attachera à savoir pourquoi, comment et jusqu'où le Premier Consul, devenu ensuite l'Empereur, a mené cette politique qui a finalement instauré dans le monde français un régime de cloisonnement raciste tel qu'à aucun autre moment de l'histoire de ce monde, il n'y en eut de pareil.


VIENT DE PARAITRE !

Jean-Francois Géraud et Xavier Le Terrier, Faire du sucre à La Réunion. Une technologie créole d’excellence 1783-1914, Epica Editions, 2016 lundi 9 mai 2016, par Dominique Taurisson-Mouret
"Cet ouvrage complète trois précédents livres chez le même éditeur : Les esclaves du sucre (Jean-François Géraud, 2008), L’Atlas historique du sucre à l’île Bourbon/La Réunion (Jean-François Géraud et Xavier Le Terrier, 2010), Les Maîtres du sucre (Jean-François Géraud, 2013), et comme ce dernier s’inscrit dans le programme "Tourisme et Patrimoine" financé par le Conseil Régional de l’île de La Réunion.

Réduite à sa plus simple expression, la repentance peut se résumer ainsi :
"des gens s’excusent de méfaits qu’ils n’ont pas commis pour complaire à d’autres qui ne les ont pas subis. Ceux qui se repentent n’ont commis aucun tort, ceux qui reçoivent la demande de pardon n’en ont subi aucun.(Alain de benoist, intellectuel, philosophe et politologue)"
Chacun a exprimé sa bonne foi, en toute conscience, dans les combats du passé. Désormais il y a à bâtir ! (Élie Hoarau)

Texte repris sur le site des amis de l'université

Newsletter

Prénom:
Email:
w-aimenoutfacebook 

Enregistrer