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LE FESTIVAL KOMIDI 2017 EST EN DEUIL

LE FESTIVAL KOMIDI 2017 EST EN DEUIL.

Quoi de plus terrible que de clore un « festival », terme fabuleux qui ouvre sur la fête, une parenthèse de festivités et de festins, une « orgie de spectacles », un déversement formidable de talents divers, quoi de plus triste que d’avoir à évoquer le décès d’un de nos comédiens, venu de métropole ?

En ces journées de célébration du théâtre, le temps était à la pluie et au froid. L’intersaison tropicale. Mais le bonheur de découvrir, d’écouter, de recevoir et d’applaudir, ensoleillait les cœurs.
    Las, il s’agit de JACQUES DAU.
    Et nous le connaissions, un ami, un comparse, un compère de Vincent ROCA, dont le talent nous avait enchantés ; « Qu’est-ce qu’on fait pour NOËL ? ».  2016. Nous avions tous cru qu’il s’agissait de la Nativité ; mais non, on y évoquait un ami, un pote, un bon copain décédé récemment ;  la mort des autres nous laisse dans la consternation, mais Vincent et Jacques avaient détourné, contourné, retourné le négatif et, de jeux de mots en duos hilarants,  ils nous avaient  présenté, offert, un chef-d’œuvre d’humour bienveillant.
    Alors ? « Qu’est-ce qu’on fait pour JACQUES ? ».
    Il allait présenter un spectacle consacré à BOBY LAPOINTE. On se réjouissait. Ce comédien tout en rondeurs, amoureux de notre île, ouvert et voué au rire de qualité, avec ce goût des mots… Et ce fut brutal, sur scène, moliéresque, la foudre au cœur, le grand départ.
    En hommage, les dernières représentations ont été annulées : le Théâtre était en berne.
    La pluie a cessé, un soleil hivernal s’installe, le temps passe. La forme de sensibilité de JACQUES n’aurait certainement pas beaucoup aimé les larmes. Nos condoléances vont à sa femme, à Vincent ROCA, à ses amis et proches. Au-delà des tristesses, il reste un talent, un sourire, l’image d’un homme heureux. Gardons cela et que le prochain Festival KOMIDI, en 2018, lui soit dédié. Il était homme d’humour et le rire qu’il diffusait est intemporel.
MERCI, JACQUES DAU !

Halima Grimal pour La Tribune des Tréteaux.
Et tous ceux qui l’ont rencontré, connu… Le Théâtre.
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