Conférence   ||   10 avril   ||   de 18h15   ||   20h   ||   au Centre culturel Lucet Langenier.


napoleon
Conférencier :

Claude Wanquet :


Professeur des universités à la retraite, né le 28 novembre 1937 à Rosendaëel (Nord). Fils de Nestor Wanquet et d’Hélène née Sergent. Marié à Eileen née Williams. 4 enfants (Valérie, Stéphane, Claire, Anne). Baccalauréat série philosophie au lycée de Tourcoing (Nord). Docteur ès Lettres. Thèse d’Etat “Histoire d’une Révolution-La Réunion 1789-1803”  Professeur certifié à Cluses (Haute-Savoie) (1961- 1963).

Il arrive à la Réunion comme Volontaire de l’aide technique (VAT), Professeur certifié puis Agrégé d’Histoire aux lycées Leconte de Lisle et Juliette Dodu à Saint-Denis, (1963-1965). Assistant (1966-1971), maître assistant (1971-1975), chargé d’Enseignement de 1975 à 1979, puis professeur depuis 1980 au Centre universitaire devenu université de la Réunion. Directeur de l’UFR Lettres (1978-1981), vice-président de l’Université (1979- 1982). Délégué régional à la recherche et à la technologie (1982-1988). Directeur de l’Institut universitaire de formation des maîtres (1990-1996), directeur honoraire. Il a consacré de nombreux articles et travaux aux pays de l’océan Indien occidental, surtout aux Mascareignes, à l’époque moderne.

Livres : Economies et sociétés de plantation à la Réunion (1989). Histoire d’une Révolution-La Réunion 1789-1803. La France et la première abolition de l’esclavage 1794-1802 (1998). Les premiers députés de la Réunion à l’Assemblée Nationale - Quatre insulaires en Révolution, 1790-1798 (2000). Le Cabinet de Curiosités (2001). Publications : Actes divers concernant l’histoire des Mascareignes et des Seychelles ♥ Membre de l’Académie de la Réunion. Président de l’AHIOI, Association 746 Historique Internationale de l’océan Indien. Membre du CRESOI, Centre de Recherches sur les Sociétés de l’océan Indien.
Décorations

Commandeur des Palmes Académiques. Chevalier dans l’Ordre national du Mérite.

(Source : Jérôme l’archiviste - Extrait de l’ouvrage Célébrités de la Réunion paru en 2009, basé sur plus de 50 000 documents et archives retraçant quarante années de la vie réunionnaise.)

Conférence


 Doit-on, au titre de la repentance, jeter à la voirie les cendres de Napoléon ?

Les événements récemment survenus à Charlottesville ont jeté une lumière brutale sur les problèmes liés au thème de la repentance. À leur origine, il y eut le désir de militants abolitionnistes de jeter à bas la statue équestre de Robert Lee qui, en tant que général en chef de l'armée confédérée, avait été, à leurs yeux, le premier défenseur du maintien de l'esclavage et des horreurs qu'il sous-entend.

Dans un ordre d'esprit voisin, en France, d'autres militants anti-esclavagistes ont obtenu qu'on débaptisât certaines rues et réclament aujourd'hui qu'il en soit de même pour tous les établissements scolaires portant le nom de Colbert, tenu pour responsable du Code Noir.

Mais ne peut-on imaginer d'aller plus loin ? La loi Taubira ayant déclaré l'esclavage « crime contre l'humanité », ce qu'a très justement rappelé le Président Macron à propos des pratiques esclavagistes existant encore actuellement en Afrique, ne conviendrait-il pas, non seulement au nom de la loi mais aussi au nom de la simple logique, de jeter à la voirie les restes posthumes de celui qui, en 1802, puis dans les années suivantes, a rétabli ou tenté de rétablir dans les colonies françaises l'esclavage solennellement aboli sur tout le territoire français par la loi du 16 pluviôse an ll (4 février 1794), à savoir Napoléon Bonaparte ?

La conférence, avant de répondre à cette redoutable question, s'attachera à savoir pourquoi, comment et jusqu'où le Premier Consul, devenu ensuite l'Empereur, a mené cette politique qui a finalement instauré dans le monde français un régime de cloisonnement raciste tel qu'à aucun autre moment de l'histoire de ce monde, il n'y en eut de pareil.


VIENT DE PARAITRE !

Jean-Francois Géraud et Xavier Le Terrier, Faire du sucre à La Réunion. Une technologie créole d’excellence 1783-1914, Epica Editions, 2016 lundi 9 mai 2016, par Dominique Taurisson-Mouret
"Cet ouvrage complète trois précédents livres chez le même éditeur : Les esclaves du sucre (Jean-François Géraud, 2008), L’Atlas historique du sucre à l’île Bourbon/La Réunion (Jean-François Géraud et Xavier Le Terrier, 2010), Les Maîtres du sucre (Jean-François Géraud, 2013), et comme ce dernier s’inscrit dans le programme "Tourisme et Patrimoine" financé par le Conseil Régional de l’île de La Réunion.

Réduite à sa plus simple expression, la repentance peut se résumer ainsi :
"des gens s’excusent de méfaits qu’ils n’ont pas commis pour complaire à d’autres qui ne les ont pas subis. Ceux qui se repentent n’ont commis aucun tort, ceux qui reçoivent la demande de pardon n’en ont subi aucun.(Alain de benoist, intellectuel, philosophe et politologue)"
Chacun a exprimé sa bonne foi, en toute conscience, dans les combats du passé. Désormais il y a à bâtir ! (Élie Hoarau)

Texte repris sur le site des amis de l'université

w-aimenoutfacebook 

Enregistrer